lundi 25 mai 2009
Où on va Papa, Jean-Louis FOURNIER

Le Mot de l'éditeur :
"Jusqu’à ce jour, je n’ai jamais parlé de mes deux garçons. Pourquoi ? J’avais honte ? Peur qu’on me plaigne ? Tout cela un peu mélangé. Je crois, surtout, que c’était pour échapper à la question terrible : « Qu’est-ce qu’ils font ? » Aujourd’hui que le temps presse, que la fi n du monde est proche et que je suis de plus en plus biodégradable, j’ai décidé de leur écrire un livre. Pour qu’on ne les oublie pas, qu’il ne reste pas d’eux seulement une photo sur une carte d’invalidité. Peut-être pour dire mes remords. Je n’ai pas été un très bon père. Souvent, je ne les supportais pas. Avec eux, il fallait une patience d’ange, et je ne suis pas un ange. Quand on parle des enfants handicapés, on prend un air de circonstance, comme quand on parle d’une catastrophe. Pour une fois, je voudrais essayer de parler d’eux avec le sourire. Ils m’ont fait rire avec leurs bêtises, et pas toujours involontairement. Grâce à eux, j’ai eu des avantages sur les parents d’enfants normaux. Je n’ai pas eu de soucis avec leurs études ni leur orientation professionnelle. Nous n’avons pas eu à hésiter entre filière scientifique et filière littéraire. Pas eu à nous inquiéter de savoir ce qu’ils feraient plus tard, on a su rapidement que ce serait : rien. Et surtout, pendant de nombreuses années, j’ai bénéficié d’une vignette automobile gratuite. Grâce à eux, j’ai pu rouler dans des grosses voitures américaines".
Prix Fémina 2008.
Biographie de l'auteur
Jean-Louis Fournier est l'auteur de nombreux succès depuis 1992 (Grammaire française et impertinente), Il a jamais tué personne mon papa (1999), Les mots des riches, les mots des pauvres (2004), Mon dernier cheveu noir (2006). Autant de livres où il a pu s entraîner à exercer son humour noir et tendre.
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C'est un magnifique roman sur les enfants handicapés, il est à fois drôle, cynique et émouvant. L'écriture est fluide, il se lit rapidement. A lire absolument !
dimanche 10 mai 2009
Cette chanson que je n'oublierai jamais - Mary Higgins Clark

Auteur : Mary Higgins Clark
Editeur : Lgf/Le Livre De Poche
Collection : Le Livre De Poche
Parution : 07/01/2009
Nombre de pages : 375

Kay Lansing, paysagiste, est mariée à Peter Carrington, héritier d'une riche famille. Kay était la fille du jardinier de la propriété des Carrington où elle a grandi. Une ombre plane sur le précédent mariage de Peter et la mort suspecte de sa première femme...
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Mouais, c'est pas mal mais sans plus...
mercredi 29 avril 2009
Et mon cadeau, c'est ...

Une toile de Bordier, Blés et coquelicots 80x80 cm
http://www.galeries-espace-arts.com/alain-bordier-peintres-2,1,1,1,1,7,0,1.htm
mardi 21 avril 2009
C'est mon anniversaire...

vendredi 17 avril 2009
François Coppée - Tristement

Allée de peupliers au soleil couchant (1884) V. Van Gogh
Van Gogh a peut-être lu ce poème de François Coppée. Van Gogh était fasciné par l’univers poétique et esthétique de la nuit. Il aimait travailler tard le soir et il a essayé de saisir l’ambiance et les jeux de lumière de la nuit à travers la couleur. « Souvent il me semble que la nuit est beaucoup plus vivante et richement colorée que le jour ». Van Gogh.
Cette toile est exposée au musée Van Gogh d'Amsterdam, j'ai beaucoup aimé l'exposition consacrée au thème de la nuit.
Obsédé par ces mots, le veuvage et l’automne,
Mon rêve n’en veut pas d’autres pour exprimer
Cette mélancolie immense et monotone
Qui m’ôte tout espoir et tout désir d’aimer.
Il évoque sans cesse une très longue allée
De platanes géants dépouillés à demi,
Dans laquelle une femme en grand deuil et voilée
S’avance lentement sur le gazon blêmi.
Ses longs vêtements noirs lui faisant un sillage
Traînent en bruissant dans le feuillage mort ;
Elle suit du regard la fuite d’un nuage
Sous le vent déjà froid et qui chasse du nord.
Elle songe à l’absent qui lui disait : Je t’aime !
Et, sous le grand ciel bas qui n’a plus un rayon,
S’aperçoit qu’avec la dernière chrysanthème
Hier a disparu le dernier papillon.
Elle chemine ainsi dans l’herbe qui se fane,
Bien lasse de vouloir, bien lasse de subir,
Et toujours sur ses pas les feuilles de platane
Tombent avec un bruit triste comme un soupir.
– En vain, pour dissiper ces images moroses,
J’invoque ma jeunesse et ce splendide été.
Je doute du soleil, je ne crois plus aux roses,
Et je vais le front bas, comme un homme hanté.
Et j’ai le cœur si plein d’automne et de veuvage
Que je rêve toujours, sous ce ciel pur et clair,
D’une figure en deuil dans un froid paysage
Et des feuilles tombant au premier vent d’hiver.
(Le cahier rouge)
mardi 17 mars 2009
Ma fenêtre était large ouverte sur la nuit - Charles GUERIN

Ma fenêtre était large ouverte sur la nuit.
La maison reposant autour de moi sans bruit,
J'écrivais, douloureux poète d'élégies,
A la clarté dansante et douce des bougies.
Un souffle d'air chargé des parfums du jardin
Me ravit en entrant la lumière soudain,
Et je me trouvai seul dans l'ombre avec mon rêve.
Ma montre palpitait, précipitée et brève,
A travers les profonds battements de mon coeur.
J'écoutais l'innombrable et pensive rumeur
Qui monte du sommeil nocturne de la ville.
Les ténèbres nous font l'oreille plus subtile,
L'âme s'enivre mieux, parmi l'obscurité,
Du suave secret des belles nuits d'été.
Je respirais l'odeur de l'herbe et de la terre.
Après de longs instants de calme solitaire
Où les vents familiers eux-mêmes semblaient morts,
Je sentais frissonner le silence au-dehors ;
Et, tout à coup, pareil au flot qui se propage,
Un grand soupir passait de feuillage en feuillage.
Pour l'homme intérieur il n'est pas sous le ciel
De forme qui ne cache un sens spirituel.
Aujourd'hui je reviens sur ces heures passées
A caresser ainsi dans l'ombre mes pensées,
Et, peut-être anxieux de mon propre destin,
Je me laisse conduire à voir dans votre fin,
Ô flambeaux dont le vent du soir cueillait la flamme,
Une image du corps abandonné par l'âme.
lundi 23 février 2009
La trahison de Thomas Spencer - Philippe Besson

Auteur : Philippe Besson
Editeur : Julliard
Parution : 08/01/2009
Nombre de pages : 265

Ils ne sont pas frères, mais se disent jumeaux. Paul et Thomas sont, en effet, nés le même jour. Ce hasard les a rendus inséparables. Leur enfance se déroule à Natchez, dans le Sud des États-Unis, au fil de baignades inoubliables dans le fleuve Mississippi. Les années 1950 sont, pour eux, un âge d or. La télévision, petite lucarne sur l extérieur, délivre les images toutes faites d une Amérique triomphante. Les années 1960 ont le goût de la jeunesse. Paul et Thomas connaissent des heures inoubliables. Pendant longtemps, ils croient leur amitié inaltérable. Jusqu à leur rencontre avec Claire, une jeune femme libre. Donc dangereuse...
Bof bof, je suis un peu déçue par ce livre, j'étais pourtant une fan de Besson... Rien d'extraordinaire dans ce roman. Dommage !
jeudi 5 février 2009
L'hiver a cessé : la lumière est tiède - Paul Verlaine

L'hiver a cessé : la lumière est tiède
Et danse, du sol au firmament clair.
Il faut que le coeur le plus triste cède
A l'immense joie éparse dans l'air.
Même ce Paris maussade et malade
Semble faire accueil aux jeunes soleils,
Et comme pour une immense accolade
Tend les mille bras de ses toits vermeils.
J'ai depuis un an le printemps dans l'âme
Et le vert retour du doux floréal,
Ainsi qu'une flamme entoure une flamme,
Met de l'idéal sur mon idéal.
Le ciel bleu prolonge, exhausse et couronne
L'immuable azur où rit mon amour.
La saison est belle et ma part est bonne
Et tous mes espoirs ont enfin leur tour.
Que vienne l'été ! que vienne encore
L'automne et l'hiver ! Et chaque saison
Me sera charmante, ô Toi que décore
Cette fantaisie et cette raison !
La bonne chanson
dimanche 1 février 2009
Prenez soin du chien, JM ERRE

Auteur : Erre, J. M.
Titre : Prenez soin du chien / J.M Erre
Éditeur : Paris : Buchet Chastel, 2006
Description : 293 p.

Max Corneloup, auteur de romans-feuilletons, vient d'emménager 5, rue de la Doulce Belette. En face de chez lui, Eugène Fluche, artiste peintre, l'observe à longueur de journée. Exaspéré, Max se met à espionner Eugène et consigne le tout dans son journal intime. Mais un cadavre est découvert et le commissaire Taneuse est dépêché sur les lieux.
C'est un roman assez drôle, avec lequel on passe un bon moment.
mercredi 28 janvier 2009
La mer est plus belle - Paul Verlaine

La mer est plus belle
Que les cathédrales,
Nourrice fidèle,
Berceuse de râles,
La mer sur qui prie
La Vierge Marie !
Elle a tous les dons
Terribles et doux.
J'entends ses pardons
Gronder ses courroux.
Cette immensité
N'a rien d'entêté.
Oh ! si patiente,
Même quand méchante !
Un souffle ami hante
La vague, et nous chante :
" Vous sans espérance,
Mourez sans souffrance ! "
Et puis sous les cieux
Qui s'y rient plus clairs,
Elle a des airs bleus,
Roses, gris et verts...
Plus belle que tous,
Meilleure que nous !























