Du côté de chez San

Tout ce que j'aime est là : Littérature, philosophie, poésie, peintures à l'huile,

mardi 23 octobre 2007

L'étranger, Albert CAMUS

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« Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J'ai reçu un télégramme de l'asile : “Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués.” Cela ne veut rien dire. C'était peut-être hier. »

Ainsi commence le roman d'albert Camus.

Meursault, employé de banque en Algérie reçoit un télégramme lui annonçant le décès de sa mère à l'asile de Marengo. Il se rend à la veillée et au cortège funèbre, cependant il n'éprouve aucun chagrin, aucune peine.

Quelques jours plus tard, lors d'une baignade, il rencontre Marie, une ancienne collègue avec qui il passe la nuit. Elle lui demande s'il désire l'épouser, il lui répond que cela n'a pas d'importance.

Dans son immeuble, un de ses voisins, Salamano, possède un épagneul couvert de croûtes auquel il profère sans cesse des insultes. Jusqu'au jour où le chien se sauve, le vieil homme est alors désemparé et sanglote dans son appartement.

Un autre voisin, Raymond, souteneur, frappe une femme, un agent intervient. Il invite Marie et Meursault à passer le dimanche avec un ami au bord de la mer. Toute fois, il sont suivis par un groupe d'arabes, dont le frère de la femme qu'il a battu...

Camus, avec ce roman, à reçu le prix nobel de littérature en 1957.

"On ne se tromperait donc pas beaucoup en lisant dans L'Étranger l'histoire d'un homme qui, sans aucune attitude héroïque, accepte de mourir pour la vérité. Meursault pour moi n'est donc pas une épave, mais un homme pauvre et nu, amoureux du soleil qui ne laisse pas d'ombres. Loin qu'il soit privé de toute sensibilité, une passion profonde, parce que tenance l'anime, la passion de l'absolu et de la vérité. Il m'est arrivé de dire aussi, et toujours paradoxalement, que j'avais essayé de figurer dans mon personnage le seul christ que nous méritions. On comprendra, après mes explications, que je l'aie dit sans aucune intention de blasphème et seulement avec l'affection un peu ironique qu'un artiste a le droit d'éprouver a l'égard des personnages de sa création.»   A. Camus.  Éd. de la Pléiade.

Un roman très agréable à lire, le style correspond parfaitement à la personnalité du personnage principal.

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jeudi 27 septembre 2007

Mélancolique mer que je ne connais pas... Jean MORÉAS

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Mélancolique mer que je ne connais pas,
Tu vas m'envelopper dans ta brume légère
Sur ton sable mouillé je marquerai mes pas,
Et j'oublierai soudain et la ville et la terre.

Ô mer, ô tristes flots, saurez-vous, dans vos bruits
Qui viendront expirer sur les sables sauvages,
Bercer jusqu'à la mort mon coeur, et ses ennuis
Qui ne se plaisent plus qu'aux beautés des naufrages ?

Recueil : Les Stances

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mercredi 8 août 2007

L'aube est moins claire, Victor Hugo

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L'aube est moins claire, l'air moins chaud, le ciel moins pur ;
Le soir brumeux ternit les astres de l'azur.
Les longs jours sont passés ; les mois charmants finissent.
Hélas ! voici déjà les arbres qui jaunissent !
Comme le temps s'en va d'un pas précipité !
Il semble que nos yeux, qu'éblouissait l'été,
Ont à peine eu le temps de voir les feuilles vertes.

Pour qui vit comme moi les fenêtres ouvertes,
L'automne est triste avec sa bise et son brouillard,
Et l'été qui s'enfuit est un ami qui part.
Adieu, dit cette voix qui dans notre âme pleure,
Adieu, ciel bleu ! beau ciel qu'un souffle tiède effleure !
Voluptés du grand air, bruit d'ailes dans les bois,
Promenades, ravins pleins de lointaines voix,
Fleurs, bonheur innocent des âmes apaisées,
Adieu, rayonnements ! aubes ! chansons ! rosées !

Puis tout bas on ajoute : ô jours bénis et doux !
Hélas ! vous reviendrez ! me retrouverez-vous ?

Toute la lyre

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vendredi 20 juillet 2007

Chant d'automne, Charles Baudelaire

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I

Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ;
Adieu, vive clarté de nos étés trop courts !
J'entends déjà tomber avec des chocs funèbres
Le bois retentissant sur le pavé des cours.

Tout l'hiver va rentrer dans mon être : colère,
Haine, frissons, horreur, labeur dur et forcé,
Et, comme le soleil dans son enfer polaire,
Mon coeur ne sera plus qu'un bloc rouge et glacé.

J'écoute en frémissant chaque bûche qui tombe ;
L'échafaud qu'on bâtit n'a pas d'écho plus sourd.
Mon esprit est pareil à la tour qui succombe
Sous les coups du bélier infatigable et lourd.

Il me semble, bercé par ce choc monotone,
Qu'on cloue en grande hâte un cercueil quelque part.
Pour qui ? - C'était hier l'été ; voici l'automne !
Ce bruit mystérieux sonne comme un départ.

II

J'aime de vos longs yeux la lumière verdâtre,
Douce beauté, mais tout aujourd'hui m'est amer,
Et rien, ni votre amour, ni le boudoir, ni l'âtre,
Ne me vaut le soleil rayonnant sur la mer.

Et pourtant aimez-moi, tendre coeur ! soyez mère,
Même pour un ingrat, même pour un méchant ;
Amante ou soeur, soyez la douceur éphémère
D'un glorieux automne ou d'un soleil couchant.

Courte tâche ! La tombe attend ; elle est avide !
Ah ! laissez-moi, mon front posé sur vos genoux,
Goûter, en regrettant l'été blanc et torride,
De l'arrière-saison le rayon jaune et doux !

Les fleurs du mal

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mardi 17 juillet 2007

Vous plaisantez Monsieur Tanner, Jean-Paul Dubois

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Paul Tanner, documentariste animalier, menait une existence paisible avant d'hériter de la maison familiale. Décidé à la restaurer de fond en comble, il entreprend des travaux. Tandis qu'il s'échine sur les sols, les corps de métier défilent. Maçons déments, couvreurs délinquants, électriciens fous... tous semblent s'être donné le mot pour lui rendre la vie impossible.

Voici un livre très agréable et amusant....

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dimanche 8 juillet 2007

Sauve moi, Guillaume MUSSO

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Rien ne prédisposait Juliette et Sam à se rencontrer. Encore moins à tomber amoureux.
Juliette est une jeune Française installée à New York depuis trois ans parce qu'elle rêvait de monter sur les planches, mais n'a réussi à décrocher qu'un job de serveuse sur la 5e Avenue. Il y a un mois, reconnaissant l'échec de son rêve américain, elle a utilisé ses dernières économies pour acheter un billet d'avion de retour.
Sam est un pédiatre renommé, et malheureux : sa femme s'est suicidée il y a un an et il continue d'aller lui parler chaque matin sur sa tombe.
Leur rencontre est explosive et magique , la voiture de Sam manque de renverser Juliette qui traverse Broadway enneigé en rêvassant.  L'espace d'un week-end à New York, ils vivent le coup de foudre et la passion. Mais voilà, chacun a menti à l'autre. Sam en se prétendant marié, Juliette en racontant qu'elle est avocate.
Le lundi, Juliette doit repartir à Paris. Sam l'accompagne à l'aéroport. Dans le hall des départs, aucun n'a le courage de révéler la vérité à l'autre. Juliette pénètre dans l'avion la tête pleine de questions : Et si Sam était l'homme de sa vie ? Mais voilà, le vol New York-Paris s'écrase dans l'océan.....

C'est un roman qui se lit bien, l'histoire est originale mais il n'a rien d'exceptionnel. J'ai préféré seras-tu là ?.

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lundi 25 juin 2007

Larme, Arthur Rimbaud

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Loin des oiseaux, des troupeaux, des villageoises,
Je buvais, accroupi dans quelque bruyère
Entourée de tendres bois de noisetiers,
Par un brouillard d'après-midi tiède et vert.

Que pouvais-je boire dans cette jeune Oise,
Ormeaux sans voix, gazon sans fleurs, ciel couvert.
Que tirais-je à la gourde de colocase ?
Quelque liqueur d'or, fade et qui fait suer.

Tel, j'eusse été mauvaise enseigne d'auberge.
Puis l'orage changea le ciel, jusqu'au soir.
Ce furent des pays noirs, des lacs, des perches,
Des colonnades sous la nuit bleue, des gares.

L'eau des bois se perdait sur des sables vierges,
Le vent, du ciel, jetait des glaçons aux mares...
Or ! tel qu'un pêcheur d'or ou de coquillages,
Dire que je n'ai pas eu souci de boire !

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vendredi 15 juin 2007

Éloge de l'Amour, Jean de LA FONTAINE

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Tout l'Univers obéit à l'Amour ;
Belle Psyché, soumettez-lui votre âme.
Les autres dieux à ce dieu font la cour,
Et leur pouvoir est moins doux que sa flamme.
Des jeunes coeurs c'est le suprême bien
Aimez, aimez ; tout le reste n'est rien.

Sans cet Amour, tant d'objets ravissants,
Lambris dorés, bois, jardins, et fontaines,
N'ont point d'appâts qui ne soient languissants,
Et leurs plaisirs sont moins doux que ses peines.
Des jeunes coeurs c'est le suprême bien
Aimez, aimez ; tout le reste n'est rien

Les Amours de Psyché

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lundi 11 juin 2007

Souviens-toi, Mary Higgins Clark

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lu en juin 2007

Aimez-vous les atmosphères angoissantes, les pièges diaboliques, les vieilles demeures refermant d'anciennes histoires tragiques ? Alors, ce livre est pour vous.

Un couple de new yorkais, Adams et Menley viennent passer l'été à Cap Cod dans une station balnéaire avec leur petite fille, Hannah. Ils  essaient de surmonter un dramatique accident qui a coûté la vie à leur jeune enfant Bobbie. Remember, la demeure qu'ils ont louée par l'intermédiaire d'une amie, est très belle mais aussi très étrange.

Parallèlement, le corps d'une jeune mariée et jeune héritère est retrouvé sur un rivage , la cause du décès : la noyade, l'accusé : son mari. Une enquête est menée, Adams accepte de défendre l'accusé Scott Covery.

Menley semble très perturbée, il se passe des choses étranges dans la maison, est-elle en proie à des hallucinations ou à des faits réels ?

Scott Covery a t-il assassiné sa femme ou est-ce un accident ?

C'est un roman est captivant du début à la fin, avec beaucoup de suspens, l'intrigue est très bien menée, et la fin inattendue. C'est l'un des meilleurs livres de Mary Higgins Clark.

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vendredi 8 juin 2007

Le petit Nicolas et les copains, René Goscinny et Jean-Jacques Sempé

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Lu juin 2007

Le Petit Nicolas, créé  en 1955 par deux humoristes de génie : René Goscinny qui écrit les textes et Jean-Jacques Sempé qui réalise les dessins,  est devenu l’écolier le plus connu de la littérature française.

Comme tous les garçons, Nicolas a un papa, une maman, des voisins mais surtout des copains :

Alceste : «C’est mon meilleur copain,un gros qui mange tout le temps.»
Clotaire : «C’est le dernier de la classe. Quand la maîtresse l’interroge,il est toujours privé de récré.»
Eudes : «Il est très fort et aime bien donner des coups de poing sur le nez des copains.»
Rufus : «Il a un sifflet à roulette et son papa est agent de police»
Marie-Edwige :«Marie-Edwige est très chouette,je crois qu’on va se marier plus tard.»
Agnan : «C’est le premier de la classe et le chouchou de la maîtresse, nous on ne l’aime pas trop."
Geoffroy : «Il a un papa très riche qui lui achète ce qu’il veut.»
Le Bouillon : «C’est notre surveillant, on l’appelle comme ça parce qu’il dit tout le temps :“Regardez-moi bien dans les yeux”,et dans le bouillon, il y a des yeux. C’est les grands qui ont trouvé ça.»

mosaique_perso3Le petit Nicolas est un enfant comme les autres. Cependant, sa bande et lui sèment un joyeux désordre et une belle zizanie partout où ils passent.

Ce petit livre illustré est vraiment plaisant à lire, les petites histoires sont marrantes, on y retrouve une certaine authenticité et naïveté.

Extrait :

"J'ai inventé un code formidable, il nous a dit Geoffroy. C'est un code secret que nous serons seuls à comprendre, ceux de la bande. Et il nous a montré; pour chaque lettre on fait un geste. Par exemple : le doigt sur le nez, c'est la lettre « a », le doigt sur l'oeil gauche, c'est « b », le doigt sur l'oeil droit, c'est «c ». Il y a des gestes différents pour toutes les lettres : on se gratte l'oreille, on se frotte le menton, on se donne des tapes sur la tête, comme ça jusqu'à « z », où on louche. Terrible !"

Posté par San_ à 12:02 - Lecture - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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