Du côté de chez San

Tout ce que j'aime est là : Littérature, philosophie, poésie, peintures à l'huile,

jeudi 15 mai 2008

La petite robe de Paul, Philippe Grimbert

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A lire absolument !

Mot de l'éditeur :
Paul n'a jamais rien caché à sa femme. Un jour, il est irrésistiblement attiré par une petite robe blanche exposée dans la vitrine d'un magasin. L'irruption de ce vêtement d'enfant dans l'univers feutré d'un couple sans histoires va soudain produire des effets dévastateurs et réveiller de vieux démons. De quels secrets la petite robe blanche est-elle venue raviver la blessure ?

La revue de presse de Radio France :
Cédant à une pulsion, un homme achète une robe de fillette, véritable boîte de Pandore qui réveille des douleurs inconsolées. Un travail au scalpel de Philippe Grimbert ... Comment une simple robe de fillette, d'une innocente élégance, peut-elle se métamorphoser en menace terrifiante, spectre des espoirs évanouis, des renoncements mal assumés, des mensonges et des silences - mais est-ce bien différent ? -, capable de détruire un couple uni, amoureux encore à l'heure où les passions s'assagissent d'ordinaire... Avec une science consommée du récit, où les vertigineux retours sur le passé, les rêves et les débats psychologiques, d'une rare efficacité, éclairent les rebondissements d'un week-end pascal où la Passion augure mal de la Résurrection, Philippe Grimbert réalise une sorte de prouesse : mettre son savoir professionnel - il est psychanalyste - au service d'une fiction implacable, où la langue, simple, presque crue quand il s'agit d'atteindre au plus enfoui, opère comme un scalpel. Parole muette qui déchire les silences obstinés, réveille les terreurs secrètes pour les exorciser à jamais, au risque de tuer le patient, la robe immaculée est un cri qui fait voler en éclats les mensonges convenus, les prudences complaisantes et les complicités traîtresses. Une thérapie radicale d'une magistrale intensité.

Les dédicaces d'auteurs de Radio France:

"La petite robe de Paul" m'est tombée dessus - d'abord comme objet, puis comme livre - un jour de Juin, alors que je suivais un cycle d'enseignements dans le domaine qui est le mien, la psychanalyse. Un matin je me suis laissé distraire par le spectacle de la rue et j'ai remarqué un magasin qui exposait des vêtements d'enfant. Une robe blanche m'a alors sauté aux yeux, un tout simple vêtement de petite fille orné de trois boutons de rose, ravissante apparition dont, sur l'instant, je n'ai pas mesuré le pouvoir. Mais je me suis surpris à y repenser souvent durant ma semaine de formation, à m'y attacher au point de souhaiter l'acheter et j'ai vraiment regretté que l'âge de ma fille - celui des jeans et des pulls avachis - ne me permette pas d'envisager de lui en faire cadeau. C'est à partir de cette frustration qu'un scénario dramatique s'est développé avec une totale autonomie, dépliant sa logique pour aboutir au projet d' un roman. Ainsi est née l'histoire de Paul et d'Irène, récit des bouleversements qu'un achat intempestif et apparemment irraisonné provoque dans la vie paisible d'un couple ordinaire, effets dévastateurs dus au pouvoir d'évocation de cet objet innocent devenant petit à petit un terrible persécuteur. La rencontre avec certains objets privilégiés, qu'ils soient objets d'amour, de fascination, de répulsion ou de haine, est la plupart du temps à l'origine de ces moments cruciaux. toujours douloureux, parfois féconds, qui ne nous laissent pas indemnes mais qui, s'ils sont suffisamment élaborés, nous transforment radicalement. C'est en grande partie le thème de "La petite robe de Paul", histoire d'un drame intime dont sortiront peut-être grandis les deux enfants blessés qui en sont les acteurs. (Philippe Grimbert)

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mercredi 16 avril 2008

Thés

J'adore le thé, voici un petit éventail de mes thés préférés (Mariage frères) :

Eros :

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C'est le thé des amoureux, un mélange parfumé avec des fleurs d’hibiscus et parsemé de fleurs de mauve.

Sweet Shanghaï :

TC968

Thé vert associé à des fruits aux notes aromatiques et rafraîchissantes très agréablement parfumées.

Fruits noirs :

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Thés noirs de Chine et de Ceylan parfumés aux arômes de cassis, mûre sauvage et myrtille. Délicieux .

Montagne d'Or  :

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Mariage réussi de thés parfumés traditionnels de Chine et de fruits des montagnes du Triangle d'or. C'est un thé précieux.

Jasmin Chung Feng :

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'Champagne des thés au jasmin.' Récolte exceptionnelle. Le parfum est exquis.

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mardi 25 mars 2008

Chanson d'automne, Verlaine

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Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon coeur
D'une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l'heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure

Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.

(Recueil : Poèmes saturniens)

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vendredi 14 mars 2008

Ni d'Eve, ni d'Adam - Amélie NOTHOMB

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    Amélie, fraîchement arrivée au japon donne des cours de français à Rinri, un jeune Japonais avec qui elle va vivre une liaison amoureuse...

    Après un début de lecture difficile, car je m'attendais  à autre chose, d'ailleurs elle le dit très bien elle-même : « Il n’est pas banal que j’écrive une histoire où personne n’a envie de massacrer personne », j'ai
tout de même poursuivi la lecture de ce roman, même si l'histoire me paraissait un peu trop banale et insipide, ma persévérance a été gratifiante,  j'ai adoré la chute, et le passage sur la fuite m'a bouleversée :

    "Il peut arriver que fuir soit un acte d'amour. Pour aimer, j'ai besoin d'être libre. Je pars pour préserver la beauté de ce que j'éprouve pour toi...Il paraît qu'il est peu glorieux de fuir. Dommage, c'est tellement agréable.  la fuite donne la plus formidable sensation de liberté qui se puisse éprouver. On se sent plus libre en fuyant que si l'on a rien à fuir...On devrait toujours avoir quelque chose à fuir, pour cultiver en soi cette possibilité merveilleuse. D'ailleurs, on a toujours quelque chose à fuir. Ne serait-ce que soi même. La bonne nouvelle, c'est que l'on peut échapper à soi même. Ce que l'on fuit de soi, c'est la petite prison que la sédentarité installe n'importe où. On prend ses cliques et ses claques et on s'en va : le moi est tellement étonné qu'il oublie de jouer les geôliers. On peut se semer comme on sèmerait des poursuivants....Peu glorieuse, la fuite? C'est pourtant mieux que de se laisser attraper. Le seul déshonneur, c'est de ne pas être libre."

    Il est vrai que nous ne somme pas habitués à ce style de roman, cependant, on y trouve quelque chose de nouveau : émotions et sentiments.

    Pour plus d'informations, c'est ici.

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lundi 10 mars 2008

De retour

...enfin !

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jeudi 13 décembre 2007

Le voyage - Jean-Pierre Claris de FLORIAN

Partir avant le jour, à tâtons, sans voir goutte,
Sans songer seulement à demander sa route ;
Aller de chute en chute, et, se traînant ainsi,
Faire un tiers du chemin jusqu'à près de midi ;

Voir sur sa tête alors s'amasser les nuages,
Dans un sable mouvant précipiter ses pas,
Courir, en essuyant orages sur orages,
Vers un but incertain où l'on n'arrive pas ;

Détrempé vers le soir, chercher une retraite,
Arriver haletant, se coucher, s'endormir :
On appelle cela naître, vivre et mourir.
La volonté de Dieu soit faite !

Recueil : Fables

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vendredi 2 novembre 2007

Harmonie du soir, Baudelaire

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Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !

Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige,
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.

Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige...
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !

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mardi 23 octobre 2007

L'étranger, Albert CAMUS

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« Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J'ai reçu un télégramme de l'asile : “Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués.” Cela ne veut rien dire. C'était peut-être hier. »

Ainsi commence le roman d'albert Camus.

Meursault, employé de banque en Algérie reçoit un télégramme lui annonçant le décès de sa mère à l'asile de Marengo. Il se rend à la veillée et au cortège funèbre, cependant il n'éprouve aucun chagrin, aucune peine.

Quelques jours plus tard, lors d'une baignade, il rencontre Marie, une ancienne collègue avec qui il passe la nuit. Elle lui demande s'il désire l'épouser, il lui répond que cela n'a pas d'importance.

Dans son immeuble, un de ses voisins, Salamano, possède un épagneul couvert de croûtes auquel il profère sans cesse des insultes. Jusqu'au jour où le chien se sauve, le vieil homme est alors désemparé et sanglote dans son appartement.

Un autre voisin, Raymond, souteneur, frappe une femme, un agent intervient. Il invite Marie et Meursault à passer le dimanche avec un ami au bord de la mer. Toute fois, il sont suivis par un groupe d'arabes, dont le frère de la femme qu'il a battu...

Camus, avec ce roman, à reçu le prix nobel de littérature en 1957.

"On ne se tromperait donc pas beaucoup en lisant dans L'Étranger l'histoire d'un homme qui, sans aucune attitude héroïque, accepte de mourir pour la vérité. Meursault pour moi n'est donc pas une épave, mais un homme pauvre et nu, amoureux du soleil qui ne laisse pas d'ombres. Loin qu'il soit privé de toute sensibilité, une passion profonde, parce que tenance l'anime, la passion de l'absolu et de la vérité. Il m'est arrivé de dire aussi, et toujours paradoxalement, que j'avais essayé de figurer dans mon personnage le seul christ que nous méritions. On comprendra, après mes explications, que je l'aie dit sans aucune intention de blasphème et seulement avec l'affection un peu ironique qu'un artiste a le droit d'éprouver a l'égard des personnages de sa création.»   A. Camus.  Éd. de la Pléiade.

Un roman très agréable à lire, le style correspond parfaitement à la personnalité du personnage principal.

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jeudi 27 septembre 2007

Mélancolique mer que je ne connais pas... Jean MORÉAS

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Mélancolique mer que je ne connais pas,
Tu vas m'envelopper dans ta brume légère
Sur ton sable mouillé je marquerai mes pas,
Et j'oublierai soudain et la ville et la terre.

Ô mer, ô tristes flots, saurez-vous, dans vos bruits
Qui viendront expirer sur les sables sauvages,
Bercer jusqu'à la mort mon coeur, et ses ennuis
Qui ne se plaisent plus qu'aux beautés des naufrages ?

Recueil : Les Stances

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mercredi 8 août 2007

L'aube est moins claire, Victor Hugo

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L'aube est moins claire, l'air moins chaud, le ciel moins pur ;
Le soir brumeux ternit les astres de l'azur.
Les longs jours sont passés ; les mois charmants finissent.
Hélas ! voici déjà les arbres qui jaunissent !
Comme le temps s'en va d'un pas précipité !
Il semble que nos yeux, qu'éblouissait l'été,
Ont à peine eu le temps de voir les feuilles vertes.

Pour qui vit comme moi les fenêtres ouvertes,
L'automne est triste avec sa bise et son brouillard,
Et l'été qui s'enfuit est un ami qui part.
Adieu, dit cette voix qui dans notre âme pleure,
Adieu, ciel bleu ! beau ciel qu'un souffle tiède effleure !
Voluptés du grand air, bruit d'ailes dans les bois,
Promenades, ravins pleins de lointaines voix,
Fleurs, bonheur innocent des âmes apaisées,
Adieu, rayonnements ! aubes ! chansons ! rosées !

Puis tout bas on ajoute : ô jours bénis et doux !
Hélas ! vous reviendrez ! me retrouverez-vous ?

Toute la lyre

Posté par San_ à 10:20 - Poèsie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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